ecole française de journalisme
Ecole Française de Journalisme - Le plurimedia en pratique

Dorothée ROBINE - Le Progrès

image

Interview de Dorothée Robine, ancien élève de l’EFJ de la promo 2007, aujourd’hui secrétaire de rédaction au journal « Le Progrès » à Bourg-en-bresse.

Comment est venue l’envie de devenir journaliste ?
Je crois que j’ai commencé à y penser quand j’étais ado et qu’on nous demandait de regarder ce que l’on voulait faire plus tard. Peut-être même avant. Mais je n’étais pas certaine ; j’ai hésité avec photographe. Du coup, après mon bac, j’ai fait l’ EFAP Lyon, pour m’ouvrir plusieurs portes. Ca m’a permis d’être certaine de mon choix, grâce aux différents stages que l’on pouvait faire.
En 2004, une fois diplômée de l’ EFAP Lyon, je suis partie à Paris pour faire une école de journalisme. La première ne m’a pas vraiment plu. Entre temps, j’ai appris que le groupe EDH avait créé une école de journalisme (EFJ). J’ai donc passé le concours et j’ai fait un cursus de deux ans., j’en suis sortie en 2007.

En quoi consiste votre métier actuel ?
Aujourd’hui, je suis secrétaire de rédaction pour le quotidien « Le Progrès », à la rédaction de Bourg-en-Bresse. Mon poste consiste à mettre en page et hiérarchiser les articles de la rédaction et ceux des correspondants locaux. Ensuite, il y a toute la partie relecture et réécriture. On travaille sur la titraille, les textes…

Pouvez-vous nous décrire une semaine type ?
Au niveau du planning, il n’y a pas de semaine type ! Quand on travaille pour un quotidien, il ne faut pas s’attendre à autre chose !
Je commence à 15 heures. Nous commençons par trier la copie des correspondants par secteur ; on regarde que le papier ne soit pas « périmé » (J+3), qu’il ne soit pas publicitaire… Puis on regroupe les papiers par canton, puis par commune. Il faut ensuite faire la maquette en hiérarchisant, en mettant les photos en valeur… Puis vient le moment de la relecture, réécriture,… Et enfin, nous appliquons le BAT (bon-à-tirer) sur la page qui part directement à l’imprimerie. Fin de la journée à 23h ! Une vie une peu en décalage !
 
Pourquoi vous êtes-vous dirigée vers la presse quotidienne régionale ?
J’ai toujours souhaité travailler pour un média local. La proximité avec le lecteur, c’est ça qui me plaisait et qui me plaît toujours d’ailleurs !  Avant la fin des examens, en 2007, j’ai envoyé quelques CV dans ma région d’origine, pour voir les retours. Et j’ai attaqué un CDD au Progrès, mais dans le Jura où il y a aussi le Progrès (tout comme dans le Rhône, l’Ain, la Loire, la Haute-Loire), dès le 6 juillet. Et la suite s’est enchaînée !

Avez-vous un rêve à réaliser pendant votre carrière ?
Difficile cette question ! Il y en a plein des rêves, heureusement ! Mais ça prendrait trop de temps à expliquer !

En quoi la formation à l’EFJ vous a-t-elle été bénéfique pour votre emploi actuel ?
Je pense que la formation (les cours et les stages) permet d’avoir une culture générale large et l’esprit ouvert au monde du travail. Disons qu’au moins, on sait vraiment où l’on va, ce qui est très rassurant pour le jour où l’on arrive sur le marché du travail.

Quel regard portez-vous sur le journalisme d’aujourd’hui ?
Là aussi, vaste sujet de réflexion ! Il y a tellement de sortes de journalismes déjà ! Je ne fais pas vraiment le même métier qu’un rédacteur localier ou qu’un présentateur du JT de 20 heures ou autres JRI ! Mais chaque poste a son lot d’avantages et d’inconvénients. Concernant la presse quotidienne régionale, je pense que l’objectif est de développer les sites d’information sur Internet tout en conservant le lectorat « papier ».

Un petit mot pour les étudiants ?
Faites un maximum de stages ! Gardez le contact avec vos maîtres de stages., votre carrière a en quelque sorte déjà commencé ! Je vous souhaite bonne chance pour la suite !

Propos recueillis par Lucile Douchin, EFAP 1
EFJ, l’Ecole Française de Journalisme