Léa Barbat, élève de l’EFJ en deuxième année nous parle de ses trois stages dans la presse écrite.
Pour quelles raisons avez-vous choisi d’intégrer l’EFJ ?
Ce qui m’a intéressé, c’est avant tout le fait que l’école recrute des étudiants au niveau bac. J’étais en terminale, je me renseignais sur les différents cursus et je ne voulais pas aller en faculté pour suivre des études qui n’avaient pas de lien direct avec le journalisme. En lisant les programmes de l’école, j’ai vu que des stages étaient proposés chaque année, que la formation était axée sur la pratique et concernait tous les médias. Ca m’a plu.
Aujourd’hui en 2è année, pouvez-vous nous décrire les différents stages que vous avez effectué ?
En première année, j’ai fait un stage de deux mois à Courrier international. Cette année, c’est à Politis que j’ai travaillé, toujours pendant deux mois et enfin, Libération m’a accueillie un mois.
Quelles ont été les missions et les responsabilités qu’on vous a attribuées ? Ces stages ont-ils répondu à vos attentes ?
Courrier international : c’est avant tout de la revue de presse. Je parcourais la presse étrangère chaque jour et sélectionnais des articles selon des critères précis : région du monde, thème donné… Comme j’étais à l’Agence Courrier, je faisais en plus des brèves et des leads à partir de ces articles et aussi l’édition des grands papiers traduits.

Politis : les tâches étaient toutes autres. Je partais en reportage, écrivais des articles, interviewais et rédigeais des critiques de livres. J’ai touché à tout et j’ai eu la chance de publier un papier ou plus chaque semaine. La rédaction fait totalement confiance aux stagiaires et leur permet d’écrire de longs articles (jusqu’à 7000 signes). J’ai également contribué à la mise en ligne de sons pour le site Internet.
C’est un stage qui se rapproche vraiment de ce que je veux faire plus tard.

Libération : où je suis encore jusqu’à la fin du mois, je suis à la rubrique Monde. Je suis au desk, je scrute le fil AFP (Agence Française de Presse) toute la journée et écrit des brèves qui entoure les articles des correspondants. Après avoir rempli des pages et des pages de signes à Politis, je dois être le plus synthétique possible. C’est un exercice différent mais intéressant.

Vos stages sont plutôt ciblés, pourquoi la presse écrite ?
Tout simplement parce que j’aime écrire et que c’est un format plus simple que les autres. Les gens se confient plus devant un bout de papier et un crayon que devant une caméra ou un micro. C’est aussi une chance de jouer avec les mots et les tournures de phrase, de pouvoir suggérer les choses…
Qu’attendez-vous du stage de dernière année ?
L’idéal, ce serait d’être embauchée ! Mais ça me semble assez peu réaliste, les places sont de plus en plus rares… Comme pour chaque stage, j’attends avant tout d’apprendre et de tenter de nouvelles choses.
Quelle est, selon vous, la définition du journaliste du XXIe siècle ?
Je ne pense pas qu’il n’y en ait qu’une, les définitions dépendent des médias, des rubriques… le point commun pourrait être une grande faculté d’adaptation et une connaissance de tous les types de médias. Les rédactions demandent de savoir écrire, prendre des sons et des images et parfois même de les monter. Il faut savoir tout faire !
Propos recueillis par Lucile DOUCHIN, EFAP 1
EFJ, l’Ecole Française de Journalisme



