ecole française de journalisme
Ecole Française de Journalisme - Le plurimedia en pratique

Walid - Canal +

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Journaliste… Cette volonté chez lui, remonte aux années 90 lors de la poussée de l’islamisme radical en Algérie. Ces événements de terreur l’ont tout particulièrement marqué car d’après lui, les médias ne disaient pas vrai. Lui, voulait en parler, dire le vrai, et non pas ce que les gens voulaient inconsciemment entendre. C’est alors qu’est née cette flamme, ce désir de connaissance et de vérité, et de la partager au plus grand nombre.

Son parcours

Après un bac STT action et communication commerciale, Walid entame un DEUG d’histoire. Cependant il ne va pas jusqu’à la licence car quelque chose ne va pas… Un petit cri interne lui dit de poursuivre son rêve d’être journaliste. Il tente alors des concours pour des écoles et décide de s’inscrire dans l’école où il a obtenu les meilleurs résultats!
Il a pris connaissance de l’EFJ via Internet lorsqu’il cherchait une école de journalisme. Son choix s’est fait en regardant la plaquette de l’école, son programme de formation en alternant des stages. Et le fait que ce soit une petite structure l’a aussi plu car cela permet un encadrement et un suivi plus soutenu.

La vie à l’EFJ

Dans les cours, il apprécie particulièrement les ateliers professionnels où il traite des sujets qu’il n’aurait certainement pas choisi par lui-même, lui qui s’intéresse surtout à la politique et au sport. Par exemple, lors de la semaine de la presse féminine, Walid a concocté un magazine féminin, et d’abord un peu réticent (parce que je suis un mec moi !), il a été surpris car cet exercice s’est révélé être amusant et innovant. Sa bonne note valait bien plus qu’un 20 dans un sujet dans lequel il se sentait à l’aise !

Ses stages

Il s’est déplacé pour être pigiste pour cinq quotidiens, à Alger ! Walid n’avait pas le même statut qu’en France puisqu’en Algérie on le considérait comme un journaliste avec 10 ans d’expérience, dit-il un peu de fierté… ! Donc beaucoup de responsabilités, quel bonheur. Les deux piges dont il est le plus fier sont, un sur les Harragas (les immigrants clandestins qui brûlent leurs papiers pour venir en Europe). Le deuxième était une interview d’un terroriste repenti qui parlait sur le massacre des moines de Tiberine. D’ailleurs, cet article a une grande histoire :un matin, on frappe à la porte d’hôtel de Walid « Police, veuillez nous suivre s’il-vous-plait ». Il se trouve que l’enjeu diplomatique du sujet était un peu trop tabou pour se retrouver dans le presse algérienne. « C’est mon passeport français qui m’a sauvé » dit-il, mais son rédacteur en chef a eu des soucis à cause de lui ! Bref, après toutes ses émotions, il revient à Paris et intègre l’équipe de Cinécinéma chez Canal Plus.

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C’est un stage stimulant car on y travaille vite et beaucoup. En tant qu’assistant de rédaction, il prépare les interviews, les filme, dérush et propose un montage de 6 à 7 minutes aux journalistes, qui eux vont sélectionner 1 min pour la diffusion de l’émission.Walid travaille en même temps pour Bord Cadre, une émission 100% cinéma. Aujourd’hui, dans son Iphone se trouve des dizaines de photo prises avec des acteurs, des chanteurs, des comédiens, des footballeurs : Jean Reno, François Cluzet, Omar et Fred, Vanessa Paradis etc, la classe quoi !

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Un bon journaliste d’après Walid

Un bon journaliste doit savoir se remettre en question et ne doit pas avoir d’idées reçues. Une soif intense de connaissance est indispensable, être curieux de tout. Il vaut mieux ne pas se cantonner à une seule rubrique mais toucher à toutes sortes de sujets. Il faut aussi qu’il soit « débrouillard », qu’il sache tout faire (filmer, prendre le son et poser les questions en même temps, monter le tout, etc). Etre journaliste, c’est aussi avoir des moments troubles et pour surmonter cela il est important de rester fidèle à soi-même et ne pas être un menteur. Et pour finir, “être journaliste, c’est défendre des idéaux humanistes, croire en un monde meilleur, et surtout, c’est le 4e pouvoir, donc des responsabilités à assumer…”

Propos recueillis par Lucile DOUCHIN, EFAP 1


EFAP, l’école des métiers de la communication

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