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Hall of fame

Sébastien COMETTI
Journaliste
Canal +
EFJ 2009

Ecole de Journalisme EFJ -  Sébastien COMETTI

C’est avec le sourire aux lèvres et le nez légèrement rougi par un vilain rhume que Sébastien Cometti nous a accueilli l’espace d’un après-midi, à Canal+, afin de nous faire partager son quotidien de journaliste au Journal des Jeux Vidéo.

Au premier contact, l'organisation de Canal+ peut effrayer. Des agents de sécurité à l'entrée de chaque bâtiment, la nécessité de confier sa carte d'identité afin d'obtenir un laissez-passer, laquelle sera scannée et toutes les informations récupérées. C'est pourtant une entreprise dont les employés sont détendus qui se cache derrière cette débauche de précautions. Ils ont l'air heureux les membres de l'équipe du Journal des Jeux Vidéo (JDJV), qui tournent une petite scène destinée à illustrer l'émission du samedi de la semaine d'après. « C’est une camaraderie. sébastien cometti et l'équipe du JDJVOn est une petite équipe, une bande de potes et tous les matins j’arrive au travail et j’ai le sourire » dit Sébastien Cometti. Fred Moulin, le présentateur du journal doit, pour les besoins de l'émission, se « téléporter » de Paris à Laval à l'aide de quelques effets spéciaux qui seront ajoutés plus tard. Aujourd'hui c'est la période intermédiaire. Le montage de la prochaine émission est bouclé, le tournage de la suivante démarre à peine, mais il reste à poser les voix off afin de commenter les sujets qui passeront à l'antenne deux jours plus tard. En attendant ce grand moment de diction saupoudré de noms de jeux imprononçables, Sébastien Cometti, diplômé de l'Ecole Française de Journalisme EFJ en 2009, se prête au jeu de l'interview dans une cantine plus que silencieuse. « Le journalisme, ça m’est venu depuis tout gamin. Je suis un fidèle lecteur de Tintin, un tintinophile averti. Cela paraît banal, mais c’est vrai. J’ai deux passions : l’écriture et les voyages. J'ai toujours mon sac à dos avec un petit couteau suisse à l’intérieur (rire) ». Un goût pour l'ailleurs qui l'a amené à quitter sa province, et qui reste satisfait encore aujourd'hui, grâce aux nombreux voyages de presse que permet le jeu vidéo.

Un retard tombé du ciel

Travailler à la télé n'était pas dans ses plans lorsqu'il était en école de journalisme : « Je me rappelle de la dernière fois que je voyais Pierre Chassagnieux, notre intervenant en atelier TV. Notre groupe avait eu la meilleure note de la classe et j'ai beaucoup discuté avec lui. Il m’a dit « je sais que tu préférerais faire de la presse écrite, mais moi je pense que tu as sincèrement ta place à la télé ». Peut-être que si on n'avait pas parlé à ce moment-là, je n’aurais pas accepté ce stage ici. Je pense que ça m’a aidé ». C'est donc en stage à CinéCinéma (NDR : nommé Ciné+ depuis lors) qu'il arriva dans le groupe Canal+ et grâce à un heureux concours de circonstances qu'il migra vers le JDJV : « On attendait une actrice pour une interview, mais elle est arrivée deux heures en retard. Donc pour patienter j'ai parlé à pas mal de gens et j’en suis venu à discuter avec quelqu’un du journal des jeux vidéo où, me disait-il, ils recherchaient quelqu’un. J’ai déposé mon CV et ça s’est concrétisé ». Canal+Après la découverte des plateaux des nombreuses émissions de la chaîne cryptée, Sébastien nous amène enfin dans la salle de rédaction du JDJV. Les autocollants qui recouvrent toute la porte d'entrée reflètent bien l'ambiance jeune et détendue qui règne ici. Des goodies divers et variés servent de décoration au bureau et la seule touche sérieuse est un tableau blanc où le planning de cinq émissions est indiqué. Toute l'équipe est scotchée devant un ordinateur pour regarder une vidéo d'un amateur qui a brillamment parodié deux jeux mythiques.

Une nécessaire ambition

La discussion se poursuit lors d'une partie de Super Street Fighter 4 en attendant que le studio son soit prêt. Il évoque sa polyvalence au sein d'une équipe assez réduite : « Je suis le journaliste qui travaille avec le monteur, le journaliste qui va en reportage avec Fred pour filmer ou interviewer, le traducteur pour les personnalités anglophones, je pose ma voix sur les off des papiers des sorties sur certaines rubriques et bien sûr je teste des jeux ». le studio sonEn chemin vers le studio pour la pose des voix, l'équipe effectue un petit ravitaillement, signe que cette séance peut durer plus qu'une trentaine de minutes. Et en effet, à force d'improvisation face au texte prévu et face à quelques difficultés de prononciation sur des noms de jeux exotiques, tel qu'Azura's Wrath, le temps passe vite. Pourtant en difficulté avec son rhume, Sébastien essaye de tenir son rôle de voix off pour l'émission. L'essai est concluant, c'est donc parti pour quelques lignes de texte pour un sujet sur Michael Jackson ainsi qu'un jeu musical sur PSP. Avant de nous quitter, Sébastien nous laisse quelques conseils pour les futurs étudiants en journalisme de l'EFJ : « Il faut avoir de l’ambition, c’est important ! Si j’avais écouté tous les gens qui m’ont dit que je n'y arriverai pas, je serais bien gentiment installé dans ma ville de province ». Des conseils qui lui ont été précieux pour ce début de carrière prometteur.

Fabien Lecomte

EFJ • École Française de Journalisme • Groupe des écoles Denis Huisman

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