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À la place d’un stage, ils ont créé leur propre média : Le Tip’Off

Créer son propre média pendant ses études, c’est apprendre le journalisme autrement : en testant, en tournant, en montant, en diffusant, en rencontrant son public et en construisant une vraie ligne éditoriale. C’est le pari relevé par Noé, Benoit et Mathieu, trois étudiants de l’EFJ Bordeaux, qui ont choisi de transformer leur passion commune pour le sport en projet journalistique concret.

À la place d’un stage classique, ils ont lancé Le Tip’Off, un média sport dédié au football et au basket, pensé “de passionnés à passionnés”. En quelques mois, ils ont construit un véritable écosystème éditorial : longs formats YouTube en immersion, podcasts autour du championnat U18 de basket, formats courts pour Instagram et TikTok, lives sur Twitch…

Un projet complet, ambitieux et formateur, qui leur permet de développer des compétences essentielles pour les journalistes d’aujourd’hui : la polyvalence, la rigueur, l’adaptation aux plateformes et l’envie de raconter le sport autrement.

Sommaire

 

    Le Tip’Off : le coup d’envoi d’un média étudiant ambitieux

    Le nom du média n’a pas été choisi au hasard. En basket, le “tip-off” désigne l’entre-deux, le moment où le ballon est lancé en l’air et où le match commence. C’est le coup d’envoi. Le début de l’action. Pour Noé, Benoit et Mathieu, ce nom symbolise aussi le lancement d’une aventure.

    « Le Tip’Off, avant tout, c’est l’entre-deux au basket, le coup d’envoi, le début du match. Il y a aussi la notion du début de quelque chose qu’on voulait mettre en avant : le début de notre média, le début de quelque chose de beau. »

    Avec Le Tip’Off, les trois étudiants ont voulu créer un média qui leur ressemble : passionné, dynamique, proche du terrain et ouvert à différents formats. Leur objectif n’est pas seulement de parler de sport, mais de le raconter avec leur ton, leur regard et leur génération.

    Ce projet illustre parfaitement l’esprit de l’EFJ : apprendre le journalisme par la pratique, développer des projets concrets et se confronter aux réalités du terrain dès la formation.

     

     

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    Un média sport dédié au foot et au basket

    Le Tip’Off est né d’une passion commune : le sport. Plus précisément, le football et le basket, deux univers qui rassemblent des communautés fortes, des histoires humaines, des émotions et des parcours inspirants.

    Le média s’adresse aux passionnés qui veulent retrouver plus qu’un simple résultat ou un résumé de match. Noé, Benoit et Mathieu veulent proposer des contenus incarnés, immersifs et accessibles. Ils mettent en avant des clubs, des sportifs, des compétitions et des histoires parfois moins visibles dans les médias traditionnels.

    Leur démarche repose sur une idée forte : créer un lien plus direct entre les sportifs, les clubs et le public. Pour cela, ils misent sur la proximité, l’humour, la spontanéité et un vrai travail journalistique en amont.

    Un écosystème éditorial pensé pour chaque plateforme

    En quelques mois, les étudiants ont développé une stratégie éditoriale complète. Le Tip’Off n’existe pas sur une seule plateforme : il se déploie sur plusieurs canaux, avec des formats adaptés à chaque usage.

    Sur YouTube, ils produisent des longs formats, souvent en immersion avec des clubs ou des structures sportives locales. Ces contenus permettent de prendre le temps : montrer les coulisses, suivre une journée, retranscrire une ambiance, donner la parole aux acteurs du terrain.

    Sur TikTok et Instagram, ils proposent des formats courts, plus dynamiques, pensés pour capter l’attention rapidement et créer de l’engagement. Ces contenus répondent davantage aux codes du divertissement et aux attentes des communautés présentes sur ces réseaux.

    Sur Twitch, ils expérimentent le live, un format qui permet l’interaction directe avec le public, la spontanéité et l’échange en temps réel.

    Enfin, avec le podcast, ils développent un format plus analytique, notamment autour du basket et du championnat U18 masculin.

    Chaque plateforme impose ses propres codes : durée, rythme, montage, ton, écriture, habillage, rapport à la communauté. Pour les étudiants, cette diversité représente un véritable terrain d’apprentissage.

    « La compétence que Le Tip’Off m’a le plus forcé à développer, c’est la polyvalence. On est sur Twitch, sur les plateformes de streaming, sur TikTok, YouTube et Instagram. Il faut s’adapter à chaque média, à chaque application, à chaque médium, et changer sa manière de fonctionner selon l’endroit où l’on apparaît. »

    Cette capacité d’adaptation est aujourd’hui essentielle dans les métiers du journalisme. Les rédactions recherchent des profils capables de penser un sujet en vidéo, en audio, en format court, en direct ou en publication sociale. Avec Le Tip’Off, Noé, Benoit et Mathieu expérimentent concrètement cette réalité.

    Des longs formats YouTube pour retranscrire les émotions du sport

    Parmi les formats qu’ils préfèrent, les étudiants citent les longs formats diffusés sur YouTube. Ces vidéos leur permettent de s’immerger dans des clubs, de suivre des sportifs, de raconter des histoires en profondeur et de prendre le temps de faire ressentir les émotions du terrain.

    « Le format que je préfère sur Le Tip’Off, ce sont les longs formats qu’on propose sur YouTube, souvent avec des petits clubs, de petites structures qu’on met en avant. On va souvent en immersion. C’est autant plaisant à tourner qu’à monter. »

    Ces formats longs sont aussi ceux qui leur permettent d’aller plus loin dans la narration. Là où les réseaux sociaux courts privilégient souvent l’immédiateté, YouTube leur offre un espace pour installer une ambiance, suivre une progression, construire un récit et valoriser les personnes rencontrées.

    Un autre format les rend particulièrement fiers : les contenus réalisés sur 24 heures ou plus, au contact direct de sportifs professionnels.

    « Le format dont je suis le plus fier sur Le Tip’Off, ce sont les contenus 24h ou plus, où l’on passe du temps avec un sportif professionnel. Cela nous apporte beaucoup de choses professionnellement, mais aussi en tant que passionnés de sport. »

    Ces immersions demandent une vraie préparation : organiser le tournage, identifier les moments forts, capter les émotions, construire le rythme du récit et assurer le montage final. Pour des étudiants en journalisme, c’est une expérience très professionnalisante.

    Formats courts : divertir, engager et s’adapter aux usages

    Le Tip’Off ne se limite pas aux formats longs. Sur Instagram et TikTok, les étudiants produisent aussi des contenus courts, plus rapides, plus directs et plus divertissants.

    Ils ont rapidement compris que chaque réseau possède ses propres attentes. Les communautés ne viennent pas chercher la même chose sur YouTube, TikTok, Instagram ou Twitch. Le ton, le montage, le rythme et la manière d’accrocher le public doivent donc évoluer.

    « Retranscrire les émotions sur un format court, c’est très compliqué. C’est pour ça que nous nous sommes dirigés vers des formats plus longs pour retranscrire les émotions les plus pures du sport. Sur nos réseaux courts comme Instagram ou TikTok, on propose aujourd’hui davantage du divertissement, ce qui correspond plus à l’algorithme et à la communauté qui nous suit sur ces réseaux. »

    Cette réflexion montre une vraie maturité éditoriale. Les étudiants ne dupliquent pas simplement un même contenu partout : ils adaptent leur proposition à chaque plateforme. C’est une compétence clé pour les journalistes plurimédias et les créateurs de contenus éditoriaux.

    Le montage, une compétence centrale dans le projet

    Au sein de l’équipe, chacun développe un rôle précis. L’un des étudiants s’est notamment spécialisé dans le montage, aussi bien pour les longs formats que pour les contenus courts.

    « J’ai un rôle assez particulier au Tip’Off : je suis le monteur attitré des longs formats, mais aussi des formats plus courts, des shorts, des reels et des TikTok. Ma perspective d’évolution est principalement basée sur ça. Je travaille beaucoup pour m’améliorer sur les montages et proposer aux personnes qui nous regardent des contenus de plus en plus qualitatifs. »

    Le montage est devenu une compétence incontournable dans le journalisme contemporain. Il ne s’agit pas seulement d’assembler des images, mais de construire une narration, de donner du rythme, de mettre en valeur une information, une émotion ou une séquence forte.

    À travers Le Tip’Off, les étudiants apprennent à produire des contenus complets : de l’idée de départ à la publication, en passant par l’écriture, le tournage, l’interview, le dérushage, le montage et la diffusion.

    La rigueur : une compétence indispensable pour faire vivre un média

    Créer un média demande de l’énergie, de la créativité, mais aussi beaucoup de méthode. Il faut trouver des sujets, préparer les interviews, organiser les tournages, publier régulièrement, assurer la qualité des contenus et maintenir le lien avec sa communauté.

    Pour les étudiants, Le Tip’Off leur a permis de développer une qualité essentielle : la rigueur.

    « La compétence que Le Tip’Off m’a le plus forcé à développer, c’est la rigueur. La rigueur dans le travail, dans l’écoute, dans la régularité pour sortir des formats. Je dirais vraiment la rigueur. »

    Cette rigueur se retrouve à tous les niveaux : dans la préparation des sujets, dans l’écoute des interlocuteurs, dans le respect des délais, dans la régularité de publication, mais aussi dans l’exigence journalistique.

    Car même si Le Tip’Off revendique un ton détendu, proche et parfois humoristique, le média repose sur un vrai travail de fond. Les étudiants cherchent à allier spontanéité et sérieux, proximité et crédibilité, divertissement et exigence.

     

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    Reportages, interviews, vidéos, podcasts, lives, réseaux sociaux : les projets concrets permettent de développer des compétences directement liées aux attentes du secteur.

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    Raconter le sport autrement : l’ambition du Tip’Off

    L’ambition du média est claire : raconter le sport autrement. Pour Noé, Benoit et Mathieu, cela signifie se détacher de certains codes traditionnels du journalisme sportif pour proposer une approche plus proche, plus humaine et plus accessible.

    « Raconter le sport autrement, c’est notre ambition. Cela veut surtout dire qu’on essaie de se détacher un peu des codes traditionnels. On favorise le tutoiement en interview, le second degré aussi. C’est toujours agréable d’avoir des interviews un peu plus détendues, et même les sportifs se prêtent au jeu. »

    Cette liberté de ton permet de créer des échanges plus naturels. Le tutoiement, lorsqu’il est adapté au contexte, facilite la proximité. L’humour permet de détendre l’atmosphère. Les sportifs se livrent parfois plus facilement dans un cadre moins formel.

    Mais pour les étudiants, cette approche ne remet jamais en cause les bases du journalisme.

    « Il y a cette notion d’humour, mais toujours avec un travail de rigueur journalistique. Au-delà de ça, il s’agit d’essayer de mettre de la proximité dans un monde où l’on nous voit surtout derrière un écran. »

    Le Tip’Off cherche donc à créer un équilibre : être sérieux sans être froid, être proche sans manquer d’exigence, être divertissant sans perdre le sens de l’information.

    Road to Bordeaux : un podcast pour suivre le championnat U18 de basket

    Parmi les formats les plus marquants du média, la série de podcasts Road to Bordeaux occupe une place importante. Ce programme suit l’évolution du championnat U18 masculin de basket en championnat de France.

    Chaque semaine, les étudiants reviennent sur les matchs, les performances et les temps forts de la compétition. Ce format leur permet d’analyser, de commenter et de valoriser un championnat qui mérite d’être suivi avec attention.

    « Le format dont je suis le plus fier sur Le Tip’Off est la série de podcasts Road to Bordeaux. On suit l’évolution du championnat U18 masculin de basket en championnat de France et, chaque semaine, on revient sur les matchs et sur les bonnes performances. Étant fan de basket, c’est un pur plaisir d’échanger sur ce championnat et sur les jeunes. »

    Ce podcast illustre l’une des forces du projet : partir d’une passion personnelle pour construire un contenu régulier, structuré et utile à une communauté. Le format audio permet aussi d’approfondir les sujets et d’installer un rendez-vous avec les auditeurs.

    Un projet étudiant, mais déjà une vraie expérience professionnelle

    Le Tip’Off n’est pas seulement un projet de passionnés. C’est aussi une expérience professionnelle complète. En créant leur propre média, Noé, Benoit et Mathieu se confrontent à des réalités très concrètes du métier de journaliste.

    Ils apprennent à définir une ligne éditoriale, organiser une production, préparer un tournage, gérer des interviews, adapter les contenus aux plateformes, publier avec régularité et faire évoluer leur projet.

    Ils développent aussi des compétences transversales très recherchées dans le secteur des médias : autonomie, esprit d’équipe, créativité, maîtrise des outils numériques, capacité d’adaptation et sens de l’organisation.

    À travers ce projet, ils construisent également un portfolio vivant. Chaque vidéo, chaque podcast, chaque live et chaque publication devient une preuve concrète de leur savoir-faire.

    Le Tip’Off en trois mots : passion, partage et avenir

    Lorsqu’on leur demande de résumer Le Tip’Off en trois mots, les étudiants répondent avec des termes qui reflètent parfaitement l’énergie du projet.

    Pour l’un, Le Tip’Off, c’est : « passion, sport, divertissement ».

    Pour un autre : « passion, partage, valeur ».

    Et pour le troisième : « fierté, détermination, avenir ».

    Ces mots traduisent une ambition commune : créer un média qui leur ressemble, qui valorise leur passion du sport et qui leur permet de progresser en tant que futurs journalistes.

    Le Tip’Off est à la fois un terrain de jeu, un terrain d’apprentissage et un terrain professionnel. C’est un projet qui leur permet de tester des formats, de développer leur identité éditoriale et de construire leur avenir dans les médias.

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    L’EFJ, une école pour former des journalistes capables d’innover

    Le projet Le Tip’Off montre combien le journalisme évolue. Aujourd’hui, informer ne signifie plus seulement écrire un article ou réaliser une interview. Il faut savoir penser un sujet en vidéo, en audio, en live, en format court, en immersion ou sur les réseaux sociaux.

    À l’EFJ, les étudiants sont formés à ces nouvelles réalités. La pédagogie de l’école repose sur la pratique, les projets, les mises en situation et l’apprentissage des formats contemporains. Les étudiants apprennent à produire, enquêter, interviewer, filmer, monter, publier et s’adapter aux usages des publics.

    En créant Le Tip’Off, Noé, Benoit et Mathieu démontrent qu’un projet étudiant peut devenir une véritable expérience professionnalisante. Ils ont choisi de ne pas attendre une opportunité : ils l’ont créée.

    Et c’est peut-être cela, aussi, apprendre le journalisme aujourd’hui : savoir prendre l’initiative, construire son propre média, trouver son ton et raconter le monde avec exigence, créativité et passion.

     

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    FAQ : Le Tip’Off, le média sport créé par trois étudiants de l’EFJ Bordeaux

    1. Qu’est-ce que Le Tip’Off ?

    Le Tip’Off est un média sport créé par trois étudiants de l’EFJ Bordeaux. Il est consacré principalement au football et au basket, avec des contenus diffusés sur YouTube, Instagram, TikTok, Twitch et en podcast.

    2. Pourquoi le média s’appelle-t-il Le Tip’Off ?

    En basket, le “tip-off” désigne l’entre-deux, c’est-à-dire le coup d’envoi du match. Pour les étudiants, ce nom symbolise aussi le début de leur média et le lancement d’une aventure journalistique.

    3. Quels formats propose Le Tip’Off ?

    Le média propose des longs formats YouTube en immersion, des podcasts autour du championnat U18 de basket, des contenus courts pour TikTok et Instagram, ainsi que des lives sur Twitch.

    4. Quelles compétences les étudiants développent-ils grâce à ce projet ?

    Le Tip’Off permet aux étudiants de développer de nombreuses compétences : polyvalence, rigueur, montage vidéo, préparation d’interviews, tournage, animation de communauté, adaptation aux plateformes numériques et travail en équipe.

    5. En quoi Le Tip’Off permet-il de raconter le sport autrement ?

    Le média adopte un ton plus proche, plus direct et plus détendu que certains formats traditionnels. Les étudiants favorisent la proximité avec les sportifs, l’humour et le tutoiement, tout en conservant une vraie rigueur journalistique.

    6. En quoi ce projet reflète-t-il la pédagogie de l’EFJ ?

    Le projet reflète l’approche professionnalisante de l’EFJ : apprendre le journalisme par la pratique, produire des contenus concrets, expérimenter différents formats et développer des compétences adaptées aux nouveaux usages des médias.

    7. Peut-on créer son propre média pendant ses études de journalisme ?

    Oui. Créer son propre média pendant ses études permet de tester des formats, de développer un portfolio, d’apprendre à travailler en équipe et de se confronter aux réalités de la production éditoriale.

     

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