Le stage de journalisme international de Clément

Clément réalise un stage de journalisme international au service du quotidien libanais L’Orient Le Jour. Etudiant à l’EFJ Bordeaux, il souhaite devenir Journaliste Reporter d’Images (JRI). Il nous raconte son expérience passionnante à l’étranger : entre devenir journaliste de documentaire en France ou reporter à l’étranger, son cœur balance.

Pouvez-vous nous présenter vos missions de stage de journalisme international ?

J’évolue au sein du service international de l’Orient-Le Jour (OLJ), un quotidien libanais francophone basé à Beyrouth. Je suis chargé d’écrire de longs articles en lien avec l’actualité des Pays du Moyen-Orient et du monde arabe.

Que signifiait être journaliste à l’international pour vous avant ce stage ?

Je m’attendais globalement à effectuer le type de missions qui me sont actuellement confiées. Cependant, je ne pensais pas ressentir une telle responsabilité dans le poids de mes mots. Les sujets traités sont souvent des sujets sensibles, il faut avoir des arguments solides et vérifiés par différentes sources avant de se montrer critique à l’égard du Prince héritier d'Arabie Saoudite ou des décisions diplomatiques de la Russie par exemple. Même si la vérification de l’information est indispensable à toutes les échelles, la pression, elle, n’est pas la même.

Comment avez-vous trouvé ce stage de journalisme international ?

Je lis l’Orient-Le Jour depuis mes premières années à l'école de journalisme EFJ. J’ai toujours eu en tête de faire mon stage de fin d’études dans ce prestigieux et historique journal. J’ai eu le contact du rédacteur de chef du journal, par Jacques Rosselin, le directeur de notre école de journalisme.

Que préférez-vous dans le journalisme à l’international ?

Dans cette branche du journalisme, j’aime la possibilité d’être au plus près de l’actualité majeure de chaque pays. Je ressens une responsabilité à plus grande échelle et j’ai l’impression d’être au cœur de l’Histoire.

Pouvez-vous nous donner un exemple ?

Quatre ans et demi après avoir proclamé un califat qui couvrait à son apogée le tiers de l’Irak et la moitié de la Syrie, j’ai pu assister pendant mon stage à la chute du califat de l’Etat islamique. A l’occasion d’un grand dossier de l’Orient-Le Jour, retraçant ces années de conflit, j’ai pu faire partie de ce projet. J’ai réalisé un article sur l’avenir des enfants de Daesh. J’ai été fier d’apporter ma contribution dans ce moment historique.

Retrouvez l’article de Clément ici

Vous achevez vos études à l’EFJ. En quoi notre école de journalisme vous a-t-elle permis de trouver votre voie ?

J’ai choisi cette école pour avoir un pied dans le monde du journalisme directement à la fin du lycée et pouvoir pratiquer et produire du contenu tout au long de mes études. Je retiens deux expériences significatives qui m’ont permis de m’épanouir professionnellement. Le premier est mon premier stage en journalisme chez TvLandes. L’actualité locale n’est souvent pas le premier choix en matière de stage chez les étudiants. À tort : intégrer une rédaction locale m’a permis d’être tous les jours sur le terrain et de pratiquer le métier de journaliste reporter d’images. La seconde expérience était ma grande enquête de fin d’études sur « les migrants du Pays basque». Une étape à la fois exigeante et passionnante avec du stress, du doute, mais aussi de la joie et des surprises. J’ai aimé l’ascenseur émotionnel de ce challenge qui une fois terminé, m’a éclairé sur ce que j’aspirais à faire comme type de journalisme.

 

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