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Devenir journaliste : études, stages et conseils d’un diplômé EFJ à Paris Match

Passer du doute post-bac à une carte de presse, puis à une rédaction nationale, et enfin à un grand reportage à l’étranger : c’est le fil rouge du parcours de Martin Lagrave, diplômé EFJ promotion 2023 et aujourd’hui journaliste à Paris Match. Lors d’une rencontre avec les étudiants, il est revenu sans filtre sur ce qui fait vraiment la différence quand on veut devenir journaliste : l’expérience, la rigueur, la motivation… et surtout les stages.

Pourquoi devenir journaliste ? « Je me suis rendu compte que c’était le métier qui me correspondait le plus »

    Martin ne se destinait pas au journalisme « depuis toujours ». Après le bac, il part en droit, puis réalise que cette voie ne lui correspond pas. À une vingtaine d’années, comme beaucoup, il cherche un métier qui ait du sens, au contact du réel, et qui le stimule intellectuellement.

    C’est en discutant avec ses proches, en se rendant compte qu’il suivait l’actualité (notamment politique), qu’il bascule : le journalisme devient une évidence… presque par hasard.

    Ce point est important : on peut devenir journaliste sans « vocation » précoce. Mais il faut ensuite se jeter dans le bain, tester, se confronter au terrain… et accepter d’apprendre vite.

     

    Le métier de journaliste, en vrai : curiosité, rigueur, rythme et responsabilité

    Quand on parle « métier de journaliste », on imagine souvent le terrain, le micro, le reportage. La réalité est plus large, et c’est justement ce que Martin a découvert au fil de ses expériences :

    • Savoir écrire, vite… et bien relire

    En rédaction, la pression du bouclage (print, web, newsletter) oblige à produire vite. Mais la rigueur reste non négociable : une faute dans un nom, un sigle, une donnée, et l’erreur peut partir très loin. Les “petites” erreurs deviennent des leçons de méthode (relecture, vérification, ralentir juste assez).

    • Apprendre à encaisser les refus (et relancer)

    Micro-trottoirs, demandes d’interviews, appels à des sources… le journaliste se prend des « refus » en boucle. Et pourtant, il faut continuer : cadrer, reformuler, relancer, obtenir une phrase claire. C’est un entraînement quotidien.

    • Construire et entretenir ses sources

    En politique (et dans bien d’autres secteurs), une grande partie du travail se fait par téléphone, messages, réseaux, cafés. Avec le temps, le journaliste se constitue un carnet : contacts, porte-parole, attachés de presse, experts… Cette base devient une “plus-value” quand on arrive jeune sur le marché.

    • Garder la bonne distance

    Déjeuners, échanges réguliers, proximité : il faut apprendre à rester journaliste, même quand les interlocuteurs deviennent familiers. La distance professionnelle, c’est aussi une compétence.

    « Les stages, c’est plus important que les cours » : la réalité de l’insertion en journalisme

    Le message qui revient le plus souvent : les stages font la différence. Non seulement pour progresser, mais parce qu’ils déclenchent des recommandations, des contrats, une première opportunité.

    À l’EFJ, notre Programme intègre 12 mois de stages sur le cursus :

    • 1re année : 2 mois
    • 2e année : 4 mois
    • 3e année : 6 mois

    Et c’est exactement la trajectoire vécue par Martin.

    Découvrez les parcours de nos étudiants en stage à l'EFJ 

    Parcours : de l’EFJ Bordeaux aux rédactions nationales

    1) Premier stage : commencer « en douceur »… mais publier pour de vrai

    Martin choisit un premier stage dans un univers qu’il connaît : la voile. Objectif : ne pas être « perdu sur le fond » et pouvoir se concentrer sur l’apprentissage du métier (écriture, conférences de presse, reportages). Voir son nom publié est un déclic : c’est concret, responsabilisant et motivant.

    À retenir : pour un premier stage, vous pouvez sécuriser le sujet… mais il faut chercher la pratique.

    2) 2e année : 4 mois en rédaction, apprendre même sur ses faiblesses

    Au Télégramme (Morlaix), Martin se retrouve au service vidéo alors que ce n’est pas son point fort. Il serre les dents, progresse, regarde des tutos, et surtout reste volontaire. Résultat : la rédaction lui fait confiance, et il obtient ensuite des sujets plus proches de son intérêt (politique).

    À retenir : même un stage “pas idéal” peut devenir un tremplin si vous laissez une image de quelqu’un de fiable.

    3) 3e année : Politico, rythme intense et écriture sous pression

    Newsletter politique, bouclage, horaires décalés : c’est une école d’exigence. Martin y apprend la synthèse, la vitesse, la hiérarchisation de l’info… et l’impact qu’une info peut avoir quand elle est publiée au bon moment.

    4) Le Figaro : monter en puissance, gagner en confiance

    Après Politico, il rejoint Le Figaro : publication web, print, formats plus longs, conférences, sujets à proposer, “faire sa place” dans une grande rédaction. Il explique qu’après cette année-là, il se sent “vraiment journaliste” : plus de méthode, plus d’assurance, plus de légitimité.

    5) Paris Match : web + dépêches… et grands reportages

    À Paris Match, il assume une réalité très fréquente : faire aussi de la reprise de dépêches (AFP), produire pour l’audience, comprendre Google, tout en allant chercher, à côté, des sujets ambitieux.

    Son reportage marquant : une semaine en Éthiopie pour suivre une jeune femme adoptée qui retrouve sa mère biologique, sur fond d’enquête judiciaire liée à des adoptions. Un sujet humain, complexe, avec beaucoup de matière, à écrire en 12 000 signes et à construire avec l’iconographie du magazine.

     

    7 conseils concrets pour réussir en stage (et décrocher des opportunités)

    • Être irréprochable sur l’orthographe : une candidature avec fautes peut être éliminée immédiatement.
    • Envoyer beaucoup de candidatures : c’est ingrat, mais ça change tout.
    • Rester motivé, même sur les tâches pénibles : c’est souvent ça qu’on retient de vous.
    • Provoquer des points avec votre tuteur : demander où vous en êtes, ce qui est attendu, et s’il y a une suite possible.
    • Oser proposer des sujets mais en arrivant préparé (angle, éléments, contacts).
    • Accepter la mobilité : bouger fait partie du métier (et les rédactions savent que vous êtes jeune).
    • Savoir apprendre vite : vidéo, montage, formats web… le journalisme moderne est plurimédia.

    Se former au journalisme : pourquoi choisir l’EFJ ?

    Le parcours de Martin illustre un point central : pour devenir journaliste, il faut une formation qui vous met en production, qui vous confronte à des formats variés et qui vous fait cumuler de l’expérience.

    À l’EFJ : un Programme en 3 ans, accessible post-bac, orienté pratique

    L’EFJ propose un cursus en Journalisme (campus Paris ou Bordeaux) qui forme au journalisme plurimédia (presse, web, TV, radio/podcast, réseaux sociaux) avec une pédagogie très opérationnelle et 12 mois de stages intégrés.

    Et une 4e année optionnelle en alternance

    Pour celles et ceux qui veulent pousser la professionnalisation, l’EFJ propose aussi une 4e année optionnelle en alternance (immersion longue en entreprise).

     

    Découvrir le Programme complet de l'EFJ de la 1e à la 4e année 

      FAQ : Devenir journaliste et choisir sa formation avec l'EFJ

      1. Quelles études pour devenir journaliste ?

      Il existe plusieurs voies, mais une formation professionnalisante avec de la pratique et des stages réguliers accélère fortement l’accès aux rédactions.

      2. L’EFJ est-elle accessible post-bac ?

      Oui : l’EFJ propose un cursus post-bac et des admissions parallèles selon les profils.

      3. Combien de stages pendant le cursus à l'EFJ ?

      Durant leur cursus à l'EFJ, les étudiants doivent réaliser un total de 12 mois de stage répartis comme suit :

      • 1e année : 2 mois de stage
      • 2e année : 4 mois de stage
      • 3e année : 6 mois de stage

      Cette approche progressive permet aux étudiants d'acquérir une expérience pratique essentielle à leur formation en journalisme. Ces stages sont intégrés dans le cursus pour favoriser l'immersion professionnelle et le développement de compétences concrètes.

      4. Est-il possible de faire des stages dans différents domaines du journalisme ?

      Oui, à l'EFJ, les étudiants en étude de journalisme peuvent choisir des stages qui correspondent à leurs envies et aspirations professionnelles. Que ce soit dans la presse, la radio, la télévision ou sur les réseaux sociaux, ces expériences leur permettent d'explorer divers aspects du journalisme et de mieux cibler leur orientation professionnelle en 3e année.

      5. Comment trouver un stage lors de sa formation à l'école de journalisme EFJ ?

      L'école de journalisme EFJ possède un département des relations école-entreprise qui vous accompagnera dans votre recherche de stage et vous mettra en relation avec nos médias partenaires pour réaliser votre stage et vous permettre de valider votre année de journaliste plurimédia.

      Durant l'année, l'école EFJ propose des cours de coaching (création de CV, mise en situation d'entretiens) donnant à l'étudiant en journalisme les clés pour trouver un stage dans un média ou en agence de presse en fonction de son projet professionnel. 

      6. Est-il possible d'échanger avec des étudiants avant d'intégrer l'école EFJ ?

      Vous pouvez rencontrer les étudiants de l'école de journalisme EFJ lors des Journées Portes Ouvertes. L’occasion également de poser vos questions et de découvrir le programme.

      Devenir journaliste, c’est une trajectoire… qui se construit

      Le journalisme n’est pas une case “études → métier” automatique. C’est une trajectoire faite de productions, de stages, d’apprentissage en rédaction, de rigueur et de persévérance. Le parcours de notre alumni EFJ (aujourd’hui à Paris Match) illustre bien ce mécanisme : on progresse vite quand on pratique beaucoup et qu’on se confronte tôt au terrain.

      Pour aller plus loin 

       

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