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Il ne faut pas croire “tout” Le Monde !

Jean-Marc Manach montre que les révélations Snowden ont révélé l'ampleur de la surveillance des télécommunications telle que pratiquée par la NSA... De nombreuses analyses faites dans les médias, et notamment dans Le Monde, ne résistent pas au fact-checking.

Lorsqu’on parle de Snowden, on parle de surveillance de masse. On va être confronté de plus en plus à un régime de présomption de culpabilité. On devient de plus en plus des suspects en puissance.

Il faut oublier le parallèle avec Big Brother.

Depuis l’affaire Snowden, il y a une suspicion ; on ne croit plus ce que dit le pouvoir politique, ce que disent les services de renseignements dès lors qu’il s’agit des surveillances de télécommunication.

La 1ère  révélation Snowden était que Verizon qui est un des principaux opérateurs de téléphonie aux Etats-Unis confiait les métadonnées de ses utilisateurs à la NSA. Ce qui est une violation complète de la loi.

Prism était la 2ème révélation Snowden avec les logos Gmail, Facebook, Yahoo !, Google, Skype… et avec des dates. Le problème était que des documents extraits de leur contexte, ont été considérés comme des prestataires de service de la NSA.

Mais ce qu’ils ont découvert étaient que les NSL concernent moins de 10 000 personnes par an. De ce fait, ce n’est pas une surveillance massive et généralisée de tous les utilisateurs.

Prism n’est pas de la surveillance de masse mais de la surveillance ciblée.

Un autre exemple avec Vodaphone qui révèle que des gouvernements utilisent son réseau pour surveiller les communications de ses clients. Alors qu’en France seulement 3 personnes sont surveillées.

Il y a une incompétence des médias à prendre la mesure du phénomène et à dire ce qu’il se passe exactement.

La quasi-totalité de ce qui s’est dit autour de la loi renseignement, est du même acabit. Les termes du débat sont très mal posés. La focalisation qu’il y a eu sur les boîtes noires pendant 6 mois avec le fait que les services de renseignements voulaient surveiller les comportements suspects de l’intégralité des français en installant des boîtes noires n’est financièrement pas possible.

Oui il y a des dispositifs de collecte de masse, non il n’y  a pas d’espionnage généralisé.

« Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités », ça vaut aussi pourle journalisme.

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