Masterclass "Les YouTubeurs se mettent à l'investigation"

"Les YouTubeurs se mettent à l'investigation : vont-ils remplacer les journalistes des médias traditionnels ?"

Une masterclass organisée par les étudiants de l'école de journalisme EFJ en présence des 2 Youtubeurs et 2 journalistes d'investigation. 

Salle comble pour le premier débat organisé par les étudiants de deuxième année de l’école de journalisme EFJ sur le thème : « Les YouTubeurs vont-ils remplacer les journalistes d’investigation ? », avec les Youtubeurs « Sylvqin » et « Gamespectrum », la journaliste d’investigation Anne Jouan et Pauline Vallée, auteur d’un article sur ce thème dans Télérama. La soirée était animé par nos étudiants Nicolas Daguin et Hugo Mini. 

Chacun des Youtubeurs a pu exposer ses méthodes de travail, qui se rapprochent de celle des journalistes professionnels, avec toutefois deux différences importantes:

  • Le YouTubeur n’enquête pas pour gagner sa vie mais « parce qu’il aime ça » : Thomas Versaveau (Gamespectrum) est monteur freelance et Sylvqin est consultant en communication digitale. Mais tous deux espèrent que ces enquêtes fouillées dans lesquelles ils investissent beaucoup de temps seront un tremplin pour une activité future, comme le cinéma ou le documentaire.
  • Le YouTubeur ne fait pas d’enquête de terrain, tout se passe derrière son ordinateur et il doit compter sur ses réseaux d’informateurs en ligne et sur le financement participatif de ses plus fidèles spectateurs pour mener son enquête.

Le YouTubeur est un véritable "loup solitaire" de l’information, ce qui lui confère une réelle indépendance, mais l’expose à des risques financiers importants, par exemple en cas d’attaque en diffamation, ce qui peut arriver aux journalistes d’investigation, a rappelé Anne Jouan.

Pauline Vallée, la journaliste de Télérama répond avec optimisme sur l'avenir de ces professions : YouTubeurs et journalistes apprendrons à travailler ensemble, ce que confirme Sylvqin, qui travaille ces jours-ci en équipe avec un journaliste du Monde. Ce dernier profite de son expertise tandis que la référence au Monde lui ouvre des portes.

Les médias traditionnels s’intéressent de plus en plus au phénomène et aux audiences, plus jeunes et plus engagées, de ces apprentis sorciers de l’investigation. YouTubeurs et journalistes d’investigation devraient donc continuer de se rapprocher à en juger par les échanges durant le débat : souci d’une information de qualité, défense des citoyens ou encore nécessité de s’affranchir de la dépendance à l’égard de la publicité, YouTubeurs et journalistes d’investigation semblent avoir les mêmes combats !

 

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