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Congrès de l’Union des clubs de la presse (UCP2F)

Entre survie financière et indépendance éditoriale, le combat des médias alternatifs.

Les journalistes réunis à Porquerolles pour le Congrès de l’Union des clubs de la presse (UCP2F) ont pu débattre sur les conditions et l’avenir des médias alternatifs (ou médias citoyens). Leur indépendance et la proximité avec les lecteurs qui les caractérisent sont aussi la source de leurs difficultés économiques, à l’instar de Charlie Hebdo avant janvier dernier. Néanmoins, leur survie est essentielle à la diversité du paysage médiatique français.

Des médias indépendants des grands groupes privés.

Telle est la définition que se donnent les médias alternatifs. Dis aussi médias citoyens, ces quotidiens et radios ne dépendent d’aucun groupe privé (Lagardère, Dassault). Ils sont donc plus libres dans leurs choix éditoriaux, et revendiquent une plus grande proximité avec leurs lecteurs. Alors que les médias actionnaires peuvent être soumis à des conflits d’intérêts, les médias citoyens se regroupent en réseaux dans l’optique de mettre l’intérêt général en avant. Et comme l’explique Michel Gairaud, rédacteur en chef du journal Le Ravi (journal satirique local de Provence-Alpes-Côte d’Azur), leur volonté est de rester « indépendants financièrement tout en se tenant à l’écart des pouvoirs politiques »

 

Michel Gairaud : les enjeux des médias alternatifs

 

Indépendants mais sans aide à la presse.

La liberté éditoriale des médias alternatifs les met parfois en danger de mort économique. C’était encore le cas de Charlie Hebdo avant le 7 janvier 2015, où une affluence massive dans les kiosques suite aux attentats a permis au journal de se renflouer.

Pour toucher des aides publiques à la presse, les conditions sont strictes, et celles-ci menacent un certain nombre de titres, dont Le Ravi. Malgré les maigres aides au postage, seuls les quotidiens nationaux et régionaux bénéficient de subventions publiques, alors que ces mêmes quotidiens appartiennent pour la grande majorité à des groupes privés.

 

Michel Gairaud : les aides à la presse

 

C’est ce que dénoncent aujourd’hui les médias citoyens, souvent pris à la gorge financièrement. Suite aux attentats de Charlie Hebdo, l’État a cependant prévu une réforme des aides à la presse.

 

Michel Gairaud : la prise de conscience citoyenne

 

Les médias citoyens comptent essentiellement sur leurs ressources propres (abonnements et ventes directes) et sur l’aide des syndicats pour faire face, comptant aussi sur le nouvel apport du web dans l’économie médiatique.

 

Michel Gairaud : web et médias citoyens

 

En attendant, les médias alternatifs sont soucieux de ne pas sacrifier l’intégrité journalistique pour leur survie, comme l’explique Michel Gairaud : « des groupes de presse peuvent avoir ce raisonnement dans une logique de chiffres, pour être plus rentable en terme de marketing. L’avenir de la presse passe par un travail sur la qualité, plus que jamais ».

 

Adrien Develay

Sons recueillis par Elsa Dorey

Publié le 28/04/2015

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