Grande Enquête de l'EFJ - Première étape : L'incubateur

Suivez Léa et Yoan, étudiants en 3e année de l'école de journalisme, qui préparent leur projet de fin d'étude : la Grande Enquête plurimédia !

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On est à Paris pour préparer notre Grande Enquête qu'on va pitcher demain devant tous les étudiants de notre école de journalisme et des professionnels. 

La Grande Enquête, c'est notre projet de fin d'études. On est censés montrer qu'on sait faire plein de choses. C'est à la fois le fond, ce qu'on va chercher nous et comment on va le transmettre aux autres.

L'EFJ nous forme au journalisme plurimédia donc on est censés mettre un petit peu de tout dans notre enquête. 

Le journalisme change, il y a tout un aspect numérique donc il faut trouver un moyen de rendre le sujet intéressant par sa forme, pas que par le fond. 

Ma Grande Enquête c'est : Est-ce que la réforme du Ministère des Sports va affecter le processus de détection des jeunes talents sportifs ?

J'avais pensé à "La guerre des sexes en Corée". Ce qui est propre à la Corée du Sud, c'est cette espèce de tension qu'il y a entre les hommes d'un côté et les femmes de l'autre. Et je me suis dit qu'avec un mouvement féministe qui essaie de se faire entendre, qui essaie de défendre des choses dans une société aussi patriarcale, il y avait quelque chose à faire, à creuser et je vais essayer de creuser ça.

C'est le début de leurs Grandes Enquêtes et ce qu'on essaie de faire avec eux ici c'est qu'ils soient certains de pouvoir démarrer sur un sujet qu'ils maîtrisent déjà mais où ils ne connaissent pas tout et donc ils font une promesse d'une Grande Enquête pour les 3 mois à venir. 

À la base, je suis arrivée avec des interviews en poche, quelques vidéos, quelques photos, une petite idée de quoi parler. 

Quand je suis arrivée à l'incubateur, je pensais avoir mon sujet bien rodé, bien ficelé, et j'étais un peu sûr de moi. Ils m'ont dit de faire attention car c'est un sujet vaste et c'est engagé, de me concentrer sur quelque chose de plus précis, de plus serré.

Au début du processus, on essaie de les faire "se planter", de confronter leurs idées, leurs projets à la réalité du terrain.

Arriver à faire ça à 2-3 jours du pitch, c'est stressant !

Je suis passée par pas mal de moments de doute en me disant que mon sujet était peut-être trop large, peut-être que je n'avais pas assez d'informations. J'aurais peut-être dû faire d'autres choses quand j'étais en Corée, récolter plus de choses. 

Forcément, on passe par des hauts, par des bas, des moments où ils sont certains d'avoir trouvé et, dans l'heure d'après, il y a de nouveau des interrogations qui se posent et ça peut faire pivoter leurs Grandes Enquêtes.

On présente le projet qui va définir ce qu'on veut être plus tard donc c'est important, c'est impressionnant mais c'est hyper intéressant.

Le fait même de parler devant beaucoup de monde ça ne me fait pas très peur. Par contre, j'essaye déjà maintenant, en réfléchissant à mon enquête plurimédia, comment rendre ma présentation intéressante.

C'est plus de me dire qu'on va être devant un peu plus de 250 personnes qui me stresse que de présenter mon sujet. Le stress ça me booste. Sentir cette boule là, ça me dit "Aller tu as quelque chose à faire, il faut que tu le montres et c'est pas ta vie qui se joue mais un peu quand même!"

 

Dans le cadre de leur 3e année à l'école de journalisme à Paris et Bordeaux, les étudiants de l'EFJ deviennent de véritables reporters d'investigation afin de créer leur "Grande Enquête" : un enquête plurimédia sur le sujet de leur choix.

Accompagnés du journaliste Damian Van Achter, les 60 étudiants de l'école de journalisme à Bordeaux et Paris ont eu 4 jours pour lancer leur Grande Enquête en appliquant les méthodes des start-up. L'objectif était de les confronter aux réalités du terrain afin d'être certains qu'ils démarrent leur enquête plurimédia sur un sujet qu'ils maîtrisent mais dont ils ne connaissent pas encore tout. 

Ce projet est l'occasion pour nos futurs journalistes de réfléchir à la fois au fond de leur Grande Enquête mais également à la forme que prendra cette enquête plurimédia. 

Nous avons suivi Yoan, étudiant de la formation journalisme à Bordeaux et et Léa, étudiante de la formation journalisme à Paris, durant ces 4 jours de réflexion avant qu'ils finalisent leurs sujets de Grande Enquête. Yoan a choisi le sujet : "Est-ce que la réforme du Ministère des Sports va affecter le processus de détection des jeunes sportifs ?" et Léa le sujet de la "Guerre des sexes" en Corée.

Prochaine étape : le Pitch de la Grande Enquête devant toute leur promotion et des profesionnels qui les coacheront durant 3 mois !

 

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