Marie, journaliste reporter en herbe
Marie a réalisé son stage au sein du Pôle social Media de Paris Match, titre réputé pour ses grands reportages. Un stage en journalisme polyvalent, mêlant reportages, interviews, tournages et réseaux sociaux. Une révélation pour notre étudiante de deuxième année qui rêve de devenir reporter.
Vous avez effectué votre stage en journalisme au sein de Paris Match. Pouvez-vous nous partager votre quotidien, vos missions ?
Mes tâches consistaient à gérer la communication de Paris Match sur les réseaux sociaux : Facebook, Instagram et Twitter. Je devais donc publier les articles sur Facebook et Twitter, créer des visuels pour Instagram avec les gros titres de la journée et réaliser les couv' animées ainsi que les dossiers culture sur After Effect.
Était-ce un souhait de votre part de travailler dans l’univers des réseaux sociaux ?
Pas tout à fait. J’ai avant tout postulé à Paris Match pour ce qu’incarne le titre : le terrain et les Grands Reporters. Et je ne regrette absolument pas ce choix. Ce stage en journalisme m’a permis d’aller sur le terrain, de voir des choses que je n’aurais sans doute pas vues dans un autre stage, et surtout de faire des rencontres avec des gens passionnants qui ont beaucoup de choses à dire et à enseigner.
Ce métier était-il une vraie découverte ?
C’était tout nouveau pour moi. Ma mission première était de gérer le flux constant de Paris Match sur les réseaux sociaux. Nous avions eu à l’EFJ des cours ciblés sur le social-media, ce qui m’a évidemment aidée. Mais il s’agissait-là d’une visibilité sur des millions de personnes avec une certaine notoriété, c’est complètement différent et c’est là où est la difficulté. Si vous faites une erreur, le lectorat est intransigeant et extrêmement critique.
Lors de votre stage en journalisme, avez-vous fait une rencontre qui vous a particulièrement marquée ?
Sans aucun doute : Régis le Sommier, directeur adjoint de Paris Match et Grand Reporter. Nous avons beaucoup échangé sur son métier, ses différents terrains, notamment avec la Golden Division à Mossoul, de ce qu’il y a vu, de ce qu'il a vécu, etc... Un homme passionnant.
Quelle a été votre plus grande fierté durant ce stage en journalisme ?
Ma plus grande fierté a été mon premier terrain : le rassemblement contre l’antisémitisme place de la République. J’étais dans le pool des journalistes à proximité des personnalités politiques telles que François Hollande, Édouard Philippe ou Nicolas Sarkozy. Depuis ce soir-là, je collectionne mes accréditations presse et ça, c'est une grande fierté.
En quoi votre stage donne-t-il du sens à la formation journalisme de l’EFJ ?
L’enseignement plurimédia de l’EFJ prend tout son sens. On nous apprend depuis presque deux ans une certaine polyvalence. Ce sont des acquis qui sont aujourd’hui primordiaux dans le journalisme. Sans ces points forts que nous inculque l’école, mon stage en journalisme se serait sans aucun doute déroulé différemment, avec des lacunes beaucoup plus importantes.
Comment faîtes-vous le lien entre vos cours de journalisme et votre expérience sur le terrain ?
Il est évident que pour aller sur le terrain il faut un minimum de connaissances de base, que ce soit pour le cadrage ou les interviews. Je les ai appris à l’EFJ et c’est ce qui m’a permis d’être à l’aise et d’avoir confiance en mes capacités.
Ce stage en journalisme a-t-il conforté votre projet professionnel ?
Oui bien sûr. À travers les rencontres que j’ai pu faire durant mon stage, je me suis rendue compte de la difficulté qu’était le terrain en zone de conflit comme un reportage au coin de la rue. Le reportage, c’est aussi donner la parole à ceux qui ne l’ont pas et rapporter une vérité qui n’est pas la même pour tous.
Quels conseils donneriez-vous à un(e) étudiant(e) qui souhaiterait faire une école de journalisme et réaliser un stage en journalisme ?
Motivation et persévérance. Je pense qu’on peut très bien partir de rien, du moment qu’on est motivé, on est capable de « briller ».
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