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Témoignages d'étudiants

Antoine - Orange Sport Info
Antoine - Orange Sport Info

A 23 ans, Antoine Salva est en 3ème et dernière année à l’EFJ. Il effectue actuellement son stage sur la chaîne Orange Sport Info. Témoignage.

« Le journalisme, c’est plus qu’un métier ! »

Tu es en stage actuellement à Orange Sport Info. Quelles sont les missions qui te sont confiées ?
Je touche un peu à tout, je fais du fil info, du tournage en conférence de presse ou à des entraînements, du montage, de la voix … Le week-end, je m’occupe également du zapping et j’aide les présentateurs à boucler leurs éditions. La rédaction me donne rapidement des choses à faire et c’est très appréciable. Quand un stage de 6 mois commence comme cela, c’est que du bonheur pour la suite.

Orange Sport Info EFJ

Quels sont les autres stages que tu as effectués ?
Mon premier stage était à Radio +, une radio locale associative située à Etampes. Je travaillais à la matinale et l’après midi aux infos. J’y suis resté trois mois et j’ai fini par animer une émission qui s’appelait « Chacun son tour ». À coté d’un cycliste professionnel, j’analysais les étapes du Tour de France. Cela m’a permis d’avoir une approche différente du cyclisme, autre que celle d’un spectateur.
En deuxième année, j’étais à EFM, la radio du sud-francilien. Ils m’ont pris pour 6 mois au lieu de 4 comme l’école le prévoyait. Je me suis occupé des journaux locaux et nationaux principalement. Mais j’ai aussi fait du studio en direct de centres commerciaux, notamment le jour des 40 ans du football féminin. La radio m’a ensuite embauché pour un CDD à la matinale qui a pris fin en décembre dernier.

Qu’est ce qui t’a particulièrement plu à l’EFJ ? Qu’est ce que l’école t’a apporté ?
Le fait qu’il n’y ait pas de profs mais des intervenants qui sont journalistes professionnels, est très appréciable. Certes, la pédagogie est différente selon les personnes, mais ce système rend plus facile la transmission du savoir. Dès que je suis rentré à l’EFJ, je me suis senti concerné. Il y a beaucoup de pratique et pas un surplus de théorie qui pourrait être très embêtant quand on sort du lycée. En plus, il y a une très bonne ambiance au sein de l’école, une certaine proximité avec la direction et les administratifs. L’école accueille aussi des gens qui ont tous des parcours différents. En première année, tu peux te retrouver avec quelqu’un qui a 26 ans et qui en est à sa cinquième année d’étude. C’est très enrichissant.

« Petit, déjà, je m’amusais à commenter les matchs de football devant la télévision »

Quel est ton meilleur souvenir à l’EFJ ?
Ce qui me vient directement à l’esprit, c’est la Journée Armée Jeunesse. J’étais en première année et avec la classe, nous sommes allés une journée à l’école militaire de Paris. J’ai ainsi rencontré des généraux de 50 piges et des pensionnaires de l’école militaire avec qui nous avons discuté de la communication dans l’armée. C’était un très bon moment. Après, je n’oublierais certainement pas tous ces petits gueuletons et les soirées que l’on faisait à l’école (rires).

D’où t’est venue l’envie de faire du journalisme ?
Cela vient de loin. Dès que j’ai compris que je ne serais jamais sportif professionnel, je me suis mis à chercher une manière de rester dans le sport. C’est de là que je tiens ma passion pour le journalisme. Petit, déjà, je m’amusais à commenter les matchs de football devant la télévision.

Pourquoi avoir choisi l’EFJ ?
Le Bac en poche, je suis parti à la fac. Je voulais faire une grande école.  Je devais donc avoir effectué deux ans d’études supérieures pour tenter les concours. Au bout de trois mois, je me suis mis à chercher une formation qui prend directement après le Bac et je suis tombé sur l’EFJ. J’ai ensuite passé le concours et je l’ai réussi.

« Il faut une grosse motivation dans ce métier et être prêt à ne rien lâcher même si, parfois, il faut mettre sa vie de jeune ou de famille entre parenthèses »

On peut donc dire que tu as réalisé un rêve de gosse…
Absolument ; un véritable rêve de gosse. Au vu de mes résultats moyens à l’école, mes parents m’ont dit, un jour, de penser à un autre métier. J’ai refusé et maintenant je suis au pied de la montagne presque dans le grand bain. C’est le début d’un aboutissement.

EFM EFJ

Aujourd’hui, tu es à Orange Sport Info. Souhaites-tu poursuivre en télévision ou t’orienter vers un autre média après avoir reçu ton diplôme ?
Je suis surtout intéressé par la radio ou la télévision, mais je n’ai aucune priorité. Il n’y a pas de portes fermées. Au contraire, j’ai peut-être une proposition pour animer une émission en direct des stades pour la radio EFM. Et puis à Orange Sport Info, je pourrais probablement continuer après septembre.

Pour finir, quels conseils donnerais-tu aux futures promotions de l’EFJ ?
Intéressez-vous à tout ! Soyez curieux, c’est la base dans ce métier. Sinon, n’hésitez pas à lire beaucoup et surtout ne fermez pas de portes, ne vous cantonnez pas à un seul objectif. Il faut aussi une grosse motivation dans ce métier et être prêt à ne rien lâcher même si, parfois, il faut mettre sa vie de jeune ou de famille entre parenthèses. Dans la presse sportive, les horaires sont difficiles car le sport se passe essentiellement le week-end. Donc tu bosses le samedi et le dimanche. Mais le journalisme, c’est plus qu’un métier !

Propos recueillis par Arnaud Rey (EFJ 1)

EFJ • Ecole Française de Journalisme