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Témoignages d'étudiants

Michael - 100% Mag
Michael - 100% Mag

A 23 ans, Michael Lescot est à la fin de son parcours à l’EFJ. Il est actuellement en stage de troisième année dans la boîte de production, Ligne de front, qui travaille pour 100% Mag, l’émission de M6. Rencontre.

« Un métier qui bouge ! »

Comment t’est venue l’idée de faire du journalisme ?
Contrairement à d’autres, ce n’est pas une passion depuis tout petit. Je cherchais à faire un métier où l’on ne fait pas la même chose chaque jour, un métier qui bouge. Je voulais également rencontrer des gens et être sur le terrain. Le journalisme concentrait toutes ces qualités et je m’y suis donc intéressé. En plus, j’aime informer.

Pourquoi avoir choisi l’EFJ ?
J’ai découvert l’EFJ, six mois avant de passer le concours. Après le Bac, j’ai fait une année à la Fac de chimie Paris-Diderot dans le 7ème arrondissement. En juillet de cette année là, j’ai passé le concours de la police scientifique, que j’ai raté. Je me suis donc mis à chercher les concours en région parisienne. Et le journalisme trottait encore dans un coin de ma tête, j’ai donc cherché dans ce domaine également. C’est là que je suis tombé sur l’EFJ. Je me suis présenté au concours de septembre et j’ai été reçu.

100% Mag M6 EFJ

Tu es actuellement en stage à Ligne de Front, une boîte de production. Quel est précisément le travail que tu effectues là-bas ?
Je suis enquêteur pour 100% Mag. Je dois proposer une vingtaine de sujets par semaine sous forme de « pitch », des sortes de résumé de mes sujets séquence par séquence. Je prépare tout à l’avance, les interviews, les plans pour la caméra … Ensuite, je « vends » mon sujet à la chaîne qui l’accepte ou non. Mais, à 100% Mag, les sujets tournent essentiellement autour de l’alimentation, ce n’est pas très vivant et cela m’ennuie un peu. Je pense que je vais chercher un autre stage pour être concepteur/rédacteur dans la pub.

La télévision m’intéresse beaucoup. Tu cherches toi-même tes intervenants, tu leur poses des questions, tu les filmes

Justement, as-tu déjà des propositions, des pistes de contrats pour ton « après-EFJ » ?
Rien de concret encore. J’ai un contact au Canal Football Club que j’essaye de joindre depuis quelques jours (soupir). Sinon, j’ai cette idée de travailler dans la pub comme je te l’ai dit. J’ai un avantage, c’est que j’ai toujours bien choisi mes stages. Je les ai faits dans les milieux où j’aimerais travailler plus tard. En première année, j’ai passé deux mois sur le site Sport 365. En deuxième année, j’ai travaillé pour le site Sport.fr pendant six mois.

Tu souhaites donc t’orienter vers le web …
Pas particulièrement, j’en ai un peu « ras le bol », si je peux me permettre, du web. Sur les sites, on fait de l’information « réchauffée » que l’on pioche à droite à gauche. Par contre, la télévision m’intéresse beaucoup. Tu cherches toi-même tes intervenants, tu leur poses des questions, tu les filmes. Du coup, il faut absolument être JRI (Journaliste Reporter d’Image) pour faire de la télévision. Je préfère cela à mon boulot d’enquêteur, qui ressemble à un simple boulot de « nègre » (personne qui écrit pour une autre).

Ligne de Front EFJ

Ressens-tu aujourd’hui l’apport de la formation de l’EFJ dans ton travail ? Qu’est ce que l’école t’a apporté principalement ?
L’école m’a apporté des supers bases en télévision. J’ai également appris à monter un sujet en radio et en télévision. Sans oublier, tout ce qui touche à l’écriture, titraille, chapeau … J’ai ressenti les progrès que j’ai fait dans ce domaine et aujourd’hui c’est plus facile. Par contre, je mets un petit bémol : je pense qu’il y avait encore trop de cours magistraux à l’EFJ. À mon époque, j’aurais aimé partir plus souvent sur le terrain. Mais le fait que les intervenants soient des journalistes professionnels en activité est un bonheur car ils sont disponibles. Ils nous donnent leurs e-mails, comme ça on reste en contact en cas de besoin. Je pense qu’il aurait fallu un peu plus de terrain, mais je sais qu’en première année aujourd’hui, c’est déjà le cas.

« La Grande Enquête en troisième année est vraiment un travail très intéressant. Tu réalises ton sujet de A à Z. Tu proposes ton sujet et tu le mènes jusqu’au bout devant les professeurs pour le vendre »

Quel est ton meilleur souvenir à l’EFJ ?
Je me souviens d’une sortie reportage, en première année, à Barbés avec un journaliste de Libération. J’avais beaucoup aimé. Il y a aussi ma première semaine TV. Par groupe de 4 ou 5, nous avons réalisé un reportage de deux minutes sur la sécurité à Levallois-Perret. C’était la première fois que j’utilisais une caméra. Sinon, la Grande enquête en troisième année est vraiment un travail très intéressant. Tu réalises ton sujet de A à Z. Tu proposes ton sujet et tu le mènes jusqu’au bout devant les professeurs pour le « vendre ».

Le mot de la fin : quel conseil donnerais-tu aux promotions futures de l’EFJ ?
Ayez une grande ouverture d’esprit. Je pense qu’il faut aussi être curieux et être informé de ce qui se passe tout le temps. Ne soyez-pas timide et n’ayez pas peur, car les gens vers qui vous irez auront des arguments, il faudra donc que vous soyez plus « béton » qu’eux. À l’EFJ, on nous fait confiance dès le début, il n’y a pas de bla-bla, c’est direct sur le terrain avec le matériel. Alors, ne vous en privez pas.

Propos recueillis par Arnaud REY (EFJ1)

EFJ • École Française de Journalisme