S'inscrire
en ligne
Demander une documentation Nous
contacter

Accueil > Actualités de l'efj > L’EFJ (re)joue Waterloo

L’EFJ (re)joue Waterloo

Notre étudiant de troisième année Alexis Lallemant est sur le champs de bataille depuis plusieurs semaines...

Au moment où l’Europe commémore le bicentenaire de la célèbre bataille napoléonienne, il nous livre ses impressions d'acteur privilégié au cœur de l’événement. 

Comment t’es-tu retrouvé à travailler sur cette reconstitution historique ?

Tout cela a commencé en janvier dernier. Après avoir été embauché en stage pour 6 mois chez Adrenaline, société de production audiovisuelle, je me suis vu confier la tâche de rechercher des sujets et enquêtes. En définissant les grands anniversaires que l’on allait fêter en 2015, je suis tombé sur le Bicentenaire de la Bataille de Waterloo. J’ai d’abord écrit un pitch de sujet pour TF1 Reportages, qui n’a pas donné suite à notre projet. C’est en discutant une nouvelle fois du projet avec mon producteur, Guillaume Bernard, que nous avons décidé de proposer le sujet à la chaîne Equidia. Nous avons eu un retour assez rapide, et surtout positif, pour un documentaire de 52 minutes sur le cheval dans la reconstitution historique.
        

As-tu conscience de participer à un événement historique unique ?

J’en prends conscience en ce moment même. Nos deux tournages précédents, sur une petite reconstitution en Angleterre puis chez un éleveur de chevaux en Bourgogne, ne montraient que l’aspect de la préparation à l’événement. Depuis notre arrivée à Waterloo, je vois des dizaines d’équipes de journalistes (400 équipes sont attendues sur l’événement) des plus grands médias internationaux courir dans tous les sens sur ce site gigantesque. Les reconstitueurs viennent du monde entier, et cette dimension internationale me montre clairement l’importance de cet événement. 
     

 

En quoi a consisté ton travail sur cette reconstitution ultra médiatisée ?

Mon travail est assez diversifié sur ce projet. J’ai tout d’abord été force de proposition au sein de la rédaction pour vendre ce sujet. J’ai ensuite réalisé la totalité de l’enquête, en recherchant par exemple tous les personnages auxquels nous nous attacherons dans ce film. En collaboration avec Luca Bergamaschi, réalisateur freelance, nous avons ensuite écrit le séquencier, ainsi que le dossier de financement CNC. Enfin, grâce à l’anglais, j’ai eu la chance de pouvoir partir en assistant réalisateur sur nos deux premiers jours de tournage à Nottingham en Angleterre. Tout s’est très bien passé, Adrenaline m’a donc permis de continuer dans cette optique et de partir sur tout le reste du tournage, y compris sur la reconstitution du Bicentenaire.


Les compétences acquises à l’école ont-elles été utiles pour couvrir cet événement ?

Oui j’ai pu mettre en application les méthodes de recherche apprises par ma formation en journalisme. Le travail de rédaction du sujet aussi, ainsi que la manière de se placer aux côtés d’un cadreur. J’ai aussi l’opportunité de poser mes questions, je dois donc éviter au maximum les fameuses questions fermées, que l’on a presque banni de notre vocabulaire depuis l’école. 


Une anecdote à partager avec tes camarades ?

Au choix, j’en ai deux. La première, c’est en Angleterre au Wollaton Hall. Environ 400 Anglais participaient à la dernière « reconstitution-entraînement » avant la grande bataille de Waterloo. Deux camps s’affrontaient : les Anglais contre les Français. Aucun francophone n’étant sur place, des anglais devaient donc jouer le rôle de soldats tricolores. Les ordres de manoeuvre étaient cependant donnés en français… Un « demi tour droite » a été fatal pour presque tout le régiment, certains se retrouvant donc face à face, les yeux dans les yeux. Une belle armée prête à partir en guerre quoi. 
Sinon la deuxième, ça s’est passé hier. Des chevaux débarquent dans le bivouac de la cavalerie française. Nous allons les filmer, puis nous parlons avec eux. Ces personnes venaient d’un centre équestre de région parisienne. En parlant un peu plus de ce centre, il se trouve que c’était le centre équestre où je montais à poney en primaire (!). La personne que j’avais en face de moi se souvenait même de moi, alors que c’était il y a déjà quinze ans. Les tournages sont en général l’occasion de faire des rencontres inouïes, et c’est le cas ici.

Au fait, tu connaissais Waterloo avant qu’Abba en fasse un tube ?

Eh bien oui, je connaissais Waterloo, bien avant que j’entende la chanson d’ABBA ! J’y avais été tout petit avec mes parents… C’est incroyable comment Londres a changé depuis ce temps. 
(plus sérieusement, la bataille de Waterloo, on est censé la connaître depuis le CM1) ! 
 

Suivez les commémorations

 

A Barcelone, deux jours pour réinventer le futur de l’info

Au coeur du sommet mondial des rédacteurs en chef

Ecole de Journalisme EFJ -   A Barcelone, deux jours pour réinventer le futur de l’info

Le journalisme d’investigation plurimédia par François Nénin

Ecole de Journalisme EFJ -   Le journalisme d’investigation plurimédia par François Nénin

Téléchargez une documentation

Sélectionnez les documents de votre choix :